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STAR WARS
An + 1
LA FIN DES ANTILLÈS
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Droits de publication accordés au site Anakin's Homepage - janvier 2005
Flia Antillès se réveilla en sursaut. Elle se redressa et jeta un coup d’oeil vers le lit voisin : sa petite sœur dormait toujours. Elle tendit l’oreille ; mais tout était normal. Elle n’entendait que le clapotement de l’eau dans le bassin de la fontaine à côté. Elle avait dû rêver... Pourtant, elle était sûre d’avoir entendu...
- Je me fais des illusions, murmura-t-elle.
La jeune fille se leva et alla se laver la figure dans sa salle de bains. En se regardant dans le miroir, elle fut surprise de l’image qu’il lui renvoyait : ses yeux d’un noir de jais étaient plissés par la fatigue, et de grandes cernes défiguraient son visage. Elle ne dormait plus bien, depuis... Non, elle refusait d’y penser. Elle sortit de la pièce sur la pointe des pieds et alla dans la chambre de ses parents. Le lit était vide. Une photo se trouvait sur la table de chevet. Flia la prit et revint dans sa chambre. Elle s’assit sur son lit et la contempla. Une belle femme en robe de mariée lui souriait. Elle avait un visage allongé, de grands yeux noirs et des lèvres vermeilles. Ses cheveux bruns étaient lâchés, ils ondulaient au vent. Le soleil tapait sur sa peau mate. Un homme se tenait à côté d’elle ; il était blond avec des yeux bruns. Flia soupira. Elle regarda une dernière fois la photo de ses parents puis la rangea dans son sac à dos déjà plein.
La petite fille étendue dans le lit à côté de Flia remua les lèvres dans son sommeil. Elle fronça les sourcils et murmura des paroles incompréhensibles. Flia ferma son sac et avança près du lit de sa petite sœur.
- Sennie... Sennie, dit-elle doucement.
La fillette battit des paupières et murmura en voyant le visage de sa sœur penché sur elle.
- Maman ?
Flia sourit. Elle savait que la ressemblance entre sa mère et elle était forte, au point même que sa sœur se trompe.
- Non. Non, Sennie, ce n’est pas Maman. C’est Flia.
- Flia... Où est Maman ?
- Je te l’ai déjà dit, ma puce. Elle est partie.
- Mais où ?
- Quelque part où elle est très heureuse.
- Et Papa ?
- Il est en mission, avec la Princesse.
- Leia ?
- Oui, ma puce. Allez, lève-toi.
Sennie sortit de son lit et se blottit dans les bras de sa sœur.
- Il va falloir y aller ? demanda-t-elle.
- Oui, répondit Flia. Attrape tes affaires.
Flia sourit en regardant sa sœur mettre son sac sur son dos et prendre dans ses bras son mooka en peluche. Elle se rendait compte combien sa petite sœur était intelligente et discrète pour une enfant de cinq ans. Comme pour confirmer ses pensées, Sennie vint glisser sa main dans celle de sa sœur en murmurant.
- On ne la reverra plus, n’est-ce pas ?
Le sourire de Flia s’évanouit.
- Elle est morte, c’est ça ?
La voix de Sennie était enrouée, Flia savait qu’elle faisait tout pour retenir ses larmes. Elle-même avait du mal à le faire
- Flia ?
- Oui, ma puce.
Sa voix s’était cassée. Elle ouvrit grand ses bras et sa sœur vint s’y lover.
- Maman... dit-elle en étouffant un sanglot.
- Pleure, Sennie. Toutes les larmes du monde ne sont pas un mal. Ne l’oublie jamais.
Les deux filles marchaient dans les rues ensoleillées d’Alderaan.
- On va où ?
- Il faut trouver Bail Organa. Il saura nous conseiller.
- Mais où le trouver ? Tu sais piloter, mais tu n’as pas ton brevet, et de toute manière, personne ne vendra de vaisseau à une personne de quinze ans...
- On va se débrouiller, Sennie. Ne t’en fais pas.
Elles avancèrent en silence puis Sennie prit la parole.
- Flia ? Comment ça s’est passé ? Enfin, comment Maman est...
Flia prit une grande inspiration. Elle ne voulait pas en parler, mais la fille du Capitaine Antillès, si petite soit-elle, avait le droit de savoir.
- C’était il y a cinq jours. Papa venait de partir. Des soldats impériaux sont arrivés et Maman est allé leur ouvrir. Tu sais que Papa...
Elle regarda autour d’elle et baissa la voix.
- Tu sais que Papa fait partie de l’Alliance Rebelle, il t’a déjà expliqué tout ça ?
La fillette acquiesça.
- Les Impériaux sont entrés et je n’ai pas entendu ce qu’ils disaient, j’étais dans la cour alors qu’ils étaient dans la salle de réunion. Mais j’ai entendu quelques phrases : « les Rebelles ont perdu. Si toi, tu ne parles pas, d’autres le feront ». Et aussi : « Les plans ne sont pas en sécurité dans le vaisseau. Personne n’est en sécurité contre l’Empire ». Ensuite Maman a crié, j’ai couru vers la salle de réunion mais j’ai entendu une voix qui m’a dit « Pars, Flia ».
- C’était Maman ?
- Je le crois.
- Mais elle est peut-être encore vivante ?
- C’est impossible. Par la fenêtre je les ai vus partir. Ils portaient son corps, et... ils l’ont dit.
Flia entra dans le hangar.
- Ici, on sera bien.
Elle étendit le sac de couchage de sa sœur par terre et la borda dedans.
- Dors, Sennie. La maison de Bail Organa n’est plus très loin à présent ; demain nous serons en sécurité.
- Je t’aime, Flia. Protège-moi, murmura Sennie avant de sombrer dans un sommeil profond.
- Oui, ma puce, dit Flia en l’embrassant.
Mais en se glissant dans son sac de couchage elle sentit la peur l’envahir. Elle n’était pas sûre d’être assez forte...
Le soleil envahissait déjà le hangar quand Flia et Sennie en sortirent. Elles marchèrent toute la matinée avant d’arriver chez Bail Organa. Flia s’apprêtait à sonner quand sa sœur s’agrippa à son bras.
- Flia ! Regarde !
Flia dirigea son regard vers l’endroit que lui indiquait Sennie et eut la désagréable impression de recevoir un coup de poing dans l’estomac. A travers une fenêtre de la maison du sénateur, elle apercevait des hommes en armures.
- Oh, non chuchota-t-elle.
- Des soldats impériaux... murmura Sennie.
- Viens !
Flia prit la main de sa petite sœur et courut loin de la maison. Quand, épuisée, elle s’assit sur un banc, elle laissa libre cours à son chagrin et éclata en sanglots. Elle sentit la tête de Sennie se poser sur ses genoux et se ressaisit.
- Excuse-moi, lui dit-elle. Tu dois me prendre pour une idiote.
- Non, pas du tout. C’est toi qui as dit que toutes les larmes du monde n’étaient pas un mal...
Dark Vador tenait le Capitaine Antillès par la gorge
- Où sont les plans codés que vous avez interceptés ? Parlez ! Qu’avez-vous fait de ces plans ?
- Non, articula faiblement faiblement le Capitaine, on n'a intercepté aucun plan secret ! C’est un vaisseau consulaire... en mission... diplomatique monseigneur !
- Si c’est un vaisseau plénipotentiaire, où est l’ambassadeur ?
Le Capitaine émit un faible râle. Dark Vador resserra sa prise puis le jeta contre un mur. Il était mort.
- Papa ! hurla Flia.
- Pardon ? fit Sennie en se réveillant. Qu’est-ce que tu dis ?
- Papa ! Il est...
Elle n’acheva pas sa phrase. Un rayon lumineux envahit le ciel et sembla former un dôme fluorescent autour de la planète. Flia le regarda et sentit une intense vague de chaleur la submerger ; en l’espace d’une demie seconde, elle comprit plus de choses qu’aucun humain n’aurait appris en une vie. Elle serra tendrement sa sœur contre elle et murmura.
- On va les revoir.
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